Alors alors...
Donc, ces derniers jours, comme je n'avais pas le net, mais que j'avais quand même envie d'écrire, et bah j'ai écrit sur des feuilles. Donc je dois maintenant recopier.
J'ai écrit ça le 18 octobre, vers 19h15...
Je me sens vraiment, mais vraiment conne. Je pleure. Je ne sais même pas pourquoi. Je pense à des hoses, je pense à plusieurs trucs à la fois, je me torture l'esprit pour rien, puisque tout va bien. Mais je pense aux gens, à ce qui se passe autour de moi, ... Bref, d'un coup je me mets à chialer, je ne sais même pas pourquoi. Et voilà que je renifle, des sanglots, et tout ça tout ça. Je suis vraiment ridicule, seule dans ma chambre, ma bougie à la main. J'ai éteinds la radio, qui m'empêchait de penser, et je pleure. C'est idiot. Je n'aime pas pleurer. Surtout, qu'on me voit pleurer. Et puis voir des gens pleurer. Je ne vais pas dire que "ça m'énerve" car ce serait faux. Mais je n'aime pas ça non plus. C'est pas que ce soit humiliant, mais quand quelqu'un pleure, je sais que je devrais faire quelque chose, j'ai envie de faire quelque chose, mais je ne sais pas quoi faire. Je me souviens, c'était l'année dernière. Il y a presque un an et demi. J'étais avec une amie (je n'aime pas utiliser des pronoms possessifs concernant les amis et copains, j'ai du mal à dire "mon amie" ou "ma copine", parce-que j'estime que la personne ne m'appartient pas. Pourtant, je crois être jalouse, mais je me contrôle. Surtout paranoïaque en fait, mais là je m'éloigne)... J'étais donc avec une très bonne amie(qui me manque d'ailleurs énormément [il faut que j'arrête les parenthèses] ) à la mer. Elle s'était engueulée avec son père, un soir, on était allées marcher sur la plage, et elle pleurait. On marchait, elle pleurait, je la regardais. Elle parlait, je l'écoutais. Je ne savais pas quoi faire. J'aurais eu envie de faire quelque chose pour elle, mais je restais les bras ballants. On a beaucoup marché ce soir là. Je lui ai dit clairement que j'étais désolée, que j'aurais bien voulu faire quelque chose pour la réconforter, mais que je ne savais pas quoi. Je n'irai pas jusqu'à dire que je suis une brute, même si on me qualifie de violente, de sauvage, de brute, de bizarre, ... Mais les gestes de tendresse, la douceur, les marques d'affection, et tous les trucs du genre ; je ne suis pas habituée. A des moments j'aimerais bien être frêle, douce, gentille, mais je ne peux pas m'empêcher de m'exprimer par des coups, même si la plupart du temps, c'est gentil (ça dépend du contexte, évidemment). On m'a d'ailleurs traitée de travestie, de "gouinasse" (je ne vois moi-même pas le rapport), de sadique (m'enfin, pour me rabaisser, y'a toujours du monde, mais je ne dis surtout pas ça pour attirer l'attention, la pitiée, ou pour que des gens s'efforcent d'être gentils avec moi!!!)... J'aime vraiment beaucoup ma famille, mais à la maison, on se fait la bise pour se dire bonsoir, et parfois bonjour ( je sais que dans certaines familles, surtout au moment de l'adolescence, parents et enfants ne se "calculent" même pas...). Il paraît que ma mère me faisait des câlins quand j'étais petite. Je n'en ai pourtant aucun souvenirs. Etrange... Même quand je suis super triste, malheureuse, et autre, je vais aller pleurer dans ma chambre, en boule au fond de mon lit, dans le noir, et le plus silencieusement possible. Quand je suis vraiment énervée, les larmes me montent aux yeux. Et quand je suis VRAIMENT ENERVEE; je pleure. J'aime pas qu'on me voit pleurer. Quand je me fais mal, je hurle. Je ne pleure qu'à posteriori; selon la gravité de la blessure. Par exemple, l'autre fois à la manif', quand l'autre fille (que je préfère ne pas qualifier) m'a traitée de salope, juste parce-qu'elle a reçu mes cheveux dans la face car elle était juste derrière moi, j'étais super énervée. Les larmes me montaient aux yeux. J'aurais eu envie de la broyer. Je l'aurais d'ailleurs fait, si on n'avait pas étés si compressés. et puis lundi, y'a deux semaines, quand il y a eu l'histoire avec les deux autres "conards" (qualificatif employé dans les commentaires... c'est pas que je veuille pas me mouiller, mais c'est plutôt approprié!), j'étais tellement énervée, c'était tellement injuste,... j'ai pleuré!
Une fois, j'ai pleuré comme toute-à-l'heure, et on m'a réconforté. C'était avec Salma, dont je parlais plus haut. On était à Alexandrie pour le jour de l'an. Je ne sais pas exactement pourquoi je pleurais, entre autres parce-que je croyais ne pas avoir d'amis et être une "paumée", il me semble. N'empêche que c'et là seule fois où j'ai pleuré, recroquevillée dans un lit (qui n'était pas le mien), où quelqu'un était là pour me consoler. J'étais pourtant malaimable, je n'avais pas envie de parler, au début, et finalement je l'ai écoutée. J'étais la tête dans les bras, en boule, mais elle a trouvé les mots qu'il fallait. Je lui ai même sourit, à la fin.
Quand j'y pense, ce que je devais avoir l'air ridicule!
Et puis je parle encore pour rien dire, pour changer.
... (Plus tard...)
On dit que j'ai l'espris tordu. Je pense à des trucs qui n'en vallent même pas la peine et dont je ferai mieux de me détacher, des trucs qui ne sont même pas des problèmes en soi.
Je suppose que ces pleurs ne sont que des comédies de petite conne d'adolescente, alors je laisse passer. Je ne devrais même pas en parler, d'ailleurs!
Et ça, le 19 octobre, en début de soirée :
Je parle tout le temps.
M'enfin non.
Quand je parle, je parle beaucoup. Mais je suis timide. Ca veut dire que quand je parle, c'est que je me sens bien avec les gens à qui je parle. En général. Le fait est que je parle beaucoup, pour rien dire. En général, je raconte ma vie. Rien de bien méchant. Quand qui que ce soit me raconte la sienne, j'écoute, pourtant. Eh bien on m'envoie ballader, on me "casse". Je ne me sens pas "rejetée", mais j'en ai marre qu'on me dise de me la fermer. QUan dje parle, on me laisse parler sans m'écouter, et quand on vient à m'écouter, on me dit de me taire. D'habitude, quand je parlais trop peu la journée, je me "défoulais" sur mon blog, mais là, pas moyen. J'en déduis que je vais devoir me taire, ou parler moins, arrêter les remarques inutiles et les petits éclats de rire idiots. Ca va être dur quand même. Mais pourquoi pas, si à la place, j'écris. Quand je parlais peu, ojn m'a dit qu'il fallait que je m'exprime, que je m'affirme, si je voulais qu'on m'entende, et maintenant que je parle un peu, comme ça, dans le vide parfois même, là on me dit que je ferai mieux de me taire.
Ok.
J'ai recroisé l'autre qui m'avait traitée de salope. J'ai préféré garder mon calme et l'ignorer.
Aujourd'hui encore, je n'ai pas pu m'empêcher d'agir viollement, et d'être même méchante.
Je me hais profondément.